Le livre de la jouissance
La jouissance, sa distribution et combustion



" L'humanité est un rêve, un rêve tragique, où chacun ne pense qu'à crever la bulle, histoire de revoir les étoiles "


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Il faut le dire, j'ai peu étudié. Que les puristes me pardonnent de mon insouciance. Ces quinze dernières années, je les ai passé dans les Caraïbes. Mon passe temps préféré: se promener sous les cocotiers à voir les noix de coco tomber de leur tronc. Ces flâneries m'ont donné l’idée d’une nouvelle science : faire tomber les anges du ciel ! Cette science n’a pas encore de nom mais les anges sont bien là, individus désordonnés qui s’ennuient des jeux des hommes et qui n’ont de goût que pour la corruption.



Plan de la page


Introduction :

Etre ou ne pas être, là n'est pas la question !
La question est de trouver le point de combustion entre " l'être " et le " pas être ". C'est la raison même pour laquelle tout un chacun est porté à aller vers les autres, vers le monde extérieur.
" Etre " en soi n'est rien, n'est pas une fin, ne " pas être " non plus, tout ce qui existe, c'est la danse, la transe, l'extase entre les deux.
" Etre " devient donc jouir, et ne " pas être " pas jouir, à savoir dégénérer.
S'il devait y avoir un Dieu, ce serait donc celui de la jouissance, de la vie, et le diable comme dégénérescence, comme maladie, comme corruption.
Les choses vues ainsi rendent le schéma du monde plus simple et plus compréhensible, et plus juste surtout.
L'important est de garder l'équilibre entre la vie et sa dégénérescence. Un système dégénère quand il y a trop de maladie ou quand il n'y en a pas assez.
Avec cette équation, on comprend très bien qu'un système qui arrive à la perfection, sans maladie donc, est un système qui va s'effondrer. Un système trop corrompu ne fonctionne pas, et un sytème sans corruption, non plus, ne fonctionne pas.

Mais il faut bien comprendre aussi que cette danse entre l'être et le pas être, entre la vie et sa dégénérescence, est une combustion, et qu'une combustion s'épuise, il faut donc, une fois la combustion terminée, trouver une autre source de combustion.
Nous sommes dans une dialectique de l'évolution, dans une espèce de mouvement perpétuel, dans le mouvement de la vie tout simplement
.
Une jouissance qui dégénère, il lui faut donc trouver une nouvelle jouissance dans le contraire de ce qu'elle était, à savoir un nouvel être par rapport à un néant, néant comme jouissance qui a dégénéré. C'est l'être qui devient le néant, le diable le bon Dieu, ce qui était levé se couche, et vice versa.
Par exemple, être beau, fort, et intelligent n'est pas une fin en soi, ce qu'il faut, c'est danser, et pour que le beau, le fort et l'intelligent puissent danser, ils leurs faut la laideur, le faible et la bêtise - avec les deux ensembles, là oui il y a différence, il y a combustion.
Un système sans différence, un système où tout est égal a comme destin de s'éteindre, la fonction de combustion, la fonction sexuelle s'atrophie, c'est la mort.
Pour ce qui est de l'avènement des hommes, nous pourrons dire que c'est le fruit d'une nature qui était en train de dégénérer, parce que la nature était paresseuse et oisive, elle s'ennuyait d'elle même, l'homme est donc apparu, pour lui prouver le contraire, pour la fouetter, pour la faire sortir de son ennui.
Le paradis s'est corrompu par ennui, par la dégénérescence de l'ennui.
Eve a croqué la pomme, car elle s'ennuyait d'Adam, car elle n'ennuyait de son paradis.


Nous commencerons par poser les trois observations suivantes, qui seront le postulat de ce traité:

1 - La jouissance est commerçante, et elle consiste à voler l'autre ( de sa jouissance ).

La jouissance est commerçante, dans le sens où elle accepte tous les systèmes, tous les négoces, tous les compromis, du plus sage au plus extrême. Jouir c'est voler l'autre, car il y en a toujours un qui jouit plus que l'autre et ce " plus " se fait au détriment de l'autre. L'un jouissant est dominant au détriment de celui frustré dominé. Ce dernier ne peut jouir qu'à travers la jouissance du premier, à travers le rapport dominant / dominé. L'exemple le plus concret est celui que l'on peut voir tous les jours dans le monde naturel, la survie de l'un se fait toujours au détriment de la vie de l'autre.

2 - Jouir, c'est abattre tous les obstacles qui mènent vers cette même jouissance, cela consiste à abattre l'autre, dans cette concurrence vers le fruit de la félicité.

Le jeu de la jouissance ne s'opère pas seul, il s'agit d'un combat, à l'issu duquel, c'est le plus fort qui jouit. En abattant l'autre, est enlevée la faiblesse, cette dernière sera donc au service de celui qui jouit, de celui qui gagne et qui emporte tout.
Le meilleur exemple est celui du règne animal: Le mâle le plus puissant abat d'abord les autres concurrents, pour ensuite féconder les femelles, c'est la garantie d'une génétique saine, de la continuation de l'espèce.
Le gagnant, le jouisseur, crie victoire histoire d'humilier une dernière fois le vaincu, à savoir celui qui ne jouit pas. La jouissance est en soi exubérante, fiévreuse, extravertie; elle se montre, défie, histoire de pousser l'autre à une nouvelle rencontre, à un nouveau combat, c'est ainsi que les choses avancent. Il y a un vainqueur et un vaincu, mais les deux sont liés par un sentiment indestructible qui est celui de la reconnaissance, on reconnaît le vainqueur, on reconnaît le vaincu, l'un se défini par rapport à la situation de l'autre.

3 - Le but de la jouissance est de conserver le feu sacré, le feu sacré qui unit les hommes, le feu sacré qui donne envie à chacun de continuer le chemin, jouir est la garant de la continuité.

La jouissance est donc le feu sacré qui d'une part lie les hommes ( dans le cas de l'espèce humaine ), et d'autre part qui donne une continuité aux événements, aux individus et à l'histoire.
Le but du jeu est une fois la flamme apparut, la converser et la transmettre, aux siens, aux générations futures.
Cette flamme, ce feu, sont le point d'équilibre entre l'individu et les siens, entre l'individu et le monde extérieur, et cela dans un mouvement, dans une continuité.
C'est ce qui donne à chacun ce sentiment de bien-être quand apparaît le soleil, c'est aussi ce qui va donner à l'individu la force d'aller jusqu'au crépuscule, c'est ce que l'on pourrait appeler la force vitale, la force créative, la force sexuelle.




La jouissance, sa distribution et combustion, généralités



Domaine de définition de la jouissance :
Il est entendu par jouissance, tout ce qui relève du feu, et plus particulièrement, pour ce traité, du feu humain.
La jouissance a comme roi l'acte sexuel, le plus représentatif, le plus puissant, celui que fait se mouvoir les individus avec le plus de véhémence.
Comme disait Freud, tout est sexuel, ou pour être plus précis, tout est soumis au règne de la jouissance, car c'est le lien qui unit les hommes, le lien qui unit les choses.
Cela va du footballeur qui vient de marquer un but, et qui sous l'ovation du public trépigne de joie et lève les bras en signe de victoire.
Cela passe par tous nos constructeurs, de maisons, de châteaux, de villes, et la satisfaction de l'œuvre réalisée, on ne brandit pas les bras en l'air, mais on est intérieurement satisfait.
Idem pour nos artistes, nos penseurs, qui jour après jours peaufinent un tableau, une sculpture, une idée, pour qu'un jour, l'œuvre se lève d'elle-même et crie victoire.
Tout acte qui commence par un abatage, à savoir retirer un à un les obstacles qui mènent au fruit de la jouissance, au fruit de la réalisation - que ce soit dans le travail, pour le sport, dans le domaine spirituel, politique ou autre - se termine obligatoirement par un état de jouissance.
Là est donc le domaine de définition de la jouissance.

Afin de bien comprendre tout ce qui se meut sur ce monde et au-delà, il serait plus sage d'entrevoir les évènements et les phénomènes dans leurs caractéristiques de jouissance, dans leurs caractéristiques de combustion. On ne parlerait donc plus de politique mais de jouissance politique, plus de psychologie mais de jouissance de la psychologie, d'histoire mais de jouissance de l'histoire, d'une idée mais de la jouissance d'une idée. Chaque chose est alors incluse dans un mouvement de combustion, dans le mouvement de combustion qui lui est propre, au travers d'autres mouvements de combustion, et tout cela régie par cette philosophie naturelle qu'est la jouissance, et plus que la jouissance, l'évolution.


Exemple de la jouissance commerçante et de la diversité des négoces:
Pour ce paragraphe, nous prendrons l'exemple de la distribution de la jouissance dans les relations hommes / femmes.
Dans le domaine sexuel, celui qui jouit le plus, domine son partenaire et le met à son service. Le dominé est là tel un âne ou une ânesse à donner du plaisir sous toutes ses formes au dominant.
La jouissance est intrinsèquement voleuse, là où elle s'exprime, elle diminue automatiquement les capacités de l'autre. Celui qui est asservie ne peut trouver sa jouissance qu'en donnant de la jouissance à l'autre.

Le schéma classique, depuis des siècles, des millénaires, est la femme au service de l'homme, c'est le système machiste.
La femme est au bon vouloir et à la bonne jouissance de l'homme, la femme est là pour donner du plaisir à l'homme, l'équilibre se trouve là, le continuum homme-femme trouve son équilibre dans ce que la femme est une inclusion de l'homme.
Plus l'homme a de plaisir, moins la femme en à et vice versa, mais la base de l'édifice, c'est l'homme volant la femme, lui volant son plaisir, lui volant sa jouissance.

Il y a des systèmes plus extrêmes comme le modèle Musulman, la feu sacré de la jouissance est précieusement conservé, la femme est entourée d'un voile, rien ne doit transparaître. Cette frustration de la femme qui doit se nier ne peut se décompenser que dans la jouissance de l'époux, et cela dans le nid conjugal, nul par ailleurs.

Le modèle le plus extrême est celui où l'homme enlève toute possibilité de jouissance à la femme via l'ablation du clitoris.
Ne pouvant jouir, la femme ne peut sexuellement qu'être esclave de l'homme. La femme prise dans la tourmente de l'impossibilité de jouir, en sera réduite à la folie d'un désir inassouvie, une folie qu'elle rendra à l'homme en le faisant jouir à la folie.
C'est un négoce extrême où la femme a tout le pouvoir sur l'homme, en effet, à être réduite à rien, elle est une esclave sexuelle, esclave de l'homme en générale car c'est elle qui s'occupe de tout, du travail, de la famille, elle devient le centre de tout et finalement, les hommes sont réduits à rien, ils ne sont de gros bourdons venant copuler et ensuite allant se reposer et discuter sous un arbre. C'est le mâle dans son infini jouissance et aussi dans son infini inutilité.

Le modèle de la jouissance égalitaire, le modèle de la jouissance démocratique est un leurre, un mensonge, il consiste à dire que les jouissances sont égales, ce qui est intrinsèquement impossible. Ce modèle est possible uniquement en niant la notion même de jouissance, et en la remettant à plus tard, c'est le syndrome de demain sera meilleur, du meilleur des mondes. La conséquence est un amenuisement des forces sexuelles jusqu'à leur épuisement. Ce sont les couples qui peu à peu se délitent, c'est la désintégration de la notion même de couples, du continuum sexuel, du sexuel.


Celui qui jouit est au-dessus, est roi:
La jouissance est reine, elle est la pierre de voûte de tout édifice.
Le jouisseur se trouve au-dessus de tout, il est là avec une vision dominante, avec une position dominante, il est au sommet de la vague de l'évolution, c'est lui qui remporte tout.
" Vague " - car le jouisseur utilise la force des autres pour se soulever, et cela en volant la jouissance de l'autre, c'est le leader.
" Evolution " car en se soulevant, en étant le leader, il sait utiliser un capital ( capital humain, économique, de savoir …etc ) existant pour le faire fructifier et l'amener vers un ultime stade culminant, c'est ce qui a de plus évolué.
Tout ce qui se trouve en dessous est uniquement là pour maintenir et servir cette situation privilégiée.
Ce roi à tous les pouvoirs, de vies comme de morts, intouchable, comme un oiseau planant dans les airs et non soumis à l'apesanteur.
Nous comprendrons donc facilement l'engouement de tous à vouloir postuler à ce poste, tous les combats seront bons pour y accéder.
Cette situation de pierre de voûte est au-delà de toute morale, transcende même la notion de bien et de mal, car elle est là pour régner, qu'elles qu'en soient les conséquences et les moyens.
Sans elle, l'édifice s'écroule, et il n'y a plus rien, on ne peut donc rien lui reprocher, elle n'a donc pas à se justifier.


La jouissance voleuse, le mythe de Caïn et Abel:
L'exemple le plus concret de notre jouissance voleuse, nous le rencontrerons dans la bible, à travers le mythe de Caïn et Abel.
Dieu donne plus à Abel qu'a Caïn, Dieu ce positionne en commerçant et définit les règles de la jouissance, ce qu'il donne à l'un, il doit le retirer à l'autre, ce qui s'ensuit d'un désir de vengeance, et Caïn tue son frère.
Le mythe de l'humanité commence par un homicide, fruit d'un commerce, fruit d'un vol. Il y a eu meurtre, donc retour impossible, la règle du jeu est fixée à jamais et on ne peut en sortir. L'humanité commence avec le goût de la tragédie, le goût de l'errance, et du vagabondage.


Origine et sens de la jouissance :
Il y aura dans toute relation, dans tout échange, un commerçant un voleur et un volé.
Trilogie tragique qui réduit l'homme à une destiné de vagabond, d'errant, d'être isolé qui ne peut prétendre à aucune harmonie durable, et devant inventer chaque jour de nouvelles stratégies pour subvenir au " il fait froid" , " il fait faim " , " il fait mal "et surtout, " il fait seul ", c'est la tragédie dans toute sa splendeur.
Toute l'histoire, toutes nos petites histoires, qu'elles soient personnelles ou générales, seront des variations de ce thème de départ. Cette tragédie est un cercle rouge dont on ne peut sortir.
Ce sera le point de départ du sentiment même qui anime tout homme, à savoir la vision de cette tragédie, le sentiment de nudité, et se poser la question du comment sortir de ce drame.

L'angoisse de l'humanité a donc commencé, par nos premiers hommes, qui à l'auberge de la grande Ourse, ont envisagé le sentiment de leur nudité. Ce sentiment, cette scission entre l'ordre naturelle de ce qui était et qui n'est plus, donnera à l'homme ce sentiment proche du dégout de lui même, de voir son corps, son âme, sans défense devant les attaques du monde extérieur, devant le travail du temps, devant d'autres jouissances qui ne sont pas lui-même.
Il s'obstinera donc à dompter ce monde extérieur, ces autres jouissances.
Une angoisse pour tuer une autre angoisse.

Ce sentiment de nudité s'accompagne aussi par une distinction entre soi et les autres.
Dorénavant, chaque individu est distinct des autres, on ne fait plus parti, individuellement, du grand orgasme cosmique, de l'harmonie naturelle, on doit le mériter, et qui dit mériter dit labeur, sueur, douleur.

Le sentiment de l'harmonie a été détruit, il faut donc le reconstruire. Cette reconstruction se fera au travers de la jouissance, à savoir le feu qui unit les hommes, toutes les entités séparées peuvent donc se retrouver. Mais cette union, cette réunion, tel un ventre creux, devra être réinventée chaque jour, elle ne sera plus innée, et la perdre, signifiera pour chacun retourner à l'état de vagabond, à savoir cet individu aux gouts et aux odeurs douteux, qui sent l'angoisse et la mort.

La civilisation, la culture, sont avant tout de l'angoisse, angoisse sublimée certes, mais angoisse quand même, qui donnera lieu à tous les édifices qui ont été réalisés, édifices de pierre et de béton, édifices technologiques, politiques, économiques, religieux et bien d'autres encore, édifice d'idées, de théories.
Plus ces édifices seront grands, élaborés, plus ils rappelleront à l'homme sa petitesse, sa fragilité, son dégout de lui-même, et d'une manière générale, son impuissance à vivre et à trouver sa place dans l'harmonie du monde et de l'univers.
Cela donnera lieu au monde du silence, armées d'individus solitaires, enclin à la tristesse, à la dépression et aux maladies type dégénérative, qu'elles soient mentales ou physiques. Œuvre de désertification menant à la perte de toute fertilité.

Nous sommes devant une scission avec l'ordre naturelle, il s'agit bien du paradis perdu, qu'il faut sans cesse retrouver. Dès qu'une tour sera construite, réalisée, réapparaitra systématiquement ce sentiment de dégout. Il faudra donc en construire une autre, encore plus grande, ou tout détruire.

Dilemme effrayant, toujours plus ou tout détruire.
Veine lutte, victoire d'un instant, d'un jour, l'homme ne trouvera sa liberté que dans la jouissance, et au final, il perdra, et tombera au fond du gouffre, tel le rocher de Sisyphe. Il faut que l'homme perde, pour qu'il puisse de nouveau gagner. Gagner quoi ? L'espoir d'un jour être éternel, et de ne plus avoir à monter le rocher. Espoir creux, de la carotte qui fait avant l'âne. Nous ne pouvons sortir du cercle rouge de la jouissance, et de la tragédie qu'elle a engendrée, de cette farce qu'est la vie et qui se rit de nous à chaque instant, des pauvres pantins que nous sommes.

Cependant.
Dans sa défaite, l'homme aura pour lui le trésor de toutes les jouissances qu'il aura accumulé, ce sera son trophée, son triomphe, sa revanche, ce qu'il a joui, personne ne pourra le lui prendre.
L'homme existe au travers de ce qu'il a joui, de ce qu'il jouit et de ce qu'il jouira, tout ce qui n'a pas été vécu est définitivement perdu, et accusera un peu plus le poids de la tragédie.
A tous les carrefours de ce monde, qu'est-ce que l'on se raconte ? Les histoires de l'homme et de ses jouissances. Peu importe qui est le vainqueur ou le vaincu, l'important est d'avoir participé.
L'important est de voir passé cette flamme, cette émotion de nous les hommes, telle une boule d'or que l'on se passe de main en main, et qui nous fait frémir, car elle appartient à nous même, qu'à nous même.

Etrange dichotomie, étrange impossibilité à un bonheur durable, et qui n'a de sens que celui du progrès, de l'évolution, ou chaque chose, chaque être est porté, obligé à toujours aller de l'avant, et cela en passant de la situation du vaincu à celle du vainqueur.
L'humanité n'a de sens que dans la transcendance de la tragédie, objectif qui ne pourra jamais être atteint, mais qui laisse derrière lui un capital, un capital de jouissance, un capital humain, un capital tout cours.
Ce capital doit être entretenu chaque jour, chaque minute, chaque instant, tel un feu que l'on maintient. Ce feu, c'est l'homme lui-même, c'est sa liberté, son orgueil, sa fierté, sa raison de vivre.
Ne plus maintenir le feu, ou le perdre par négligence ou par bêtise, c'est retourner à l'état de vagabond errant, c'est retourner au rien, c'est mourir.


Notion de " l'autre ", apparition de l'autre:
Le jeu humain se déroule sous le signe de l'abatage, à savoir abattre les obstacles qui vont donner lieu à la victoire et au sentiment de jouissance, l'un devra vaincre l'autre.
C'est dans ce combat pour la jouissance, que l'individu prend connaissance et la re-connaissance de l'autre et du monde extérieur.
Jouir, c'est donc sortir de soi même et connaître ce qui est autre que soi même.
Que ce soit comme gagnant ou comme perdant, dans un cas comme de l'autre, la notion de " l'autre " apparaît.
Jouir est le lien magique qui unit les choses, les évènements et les individus, dans une perspective d'enrichissement, car à chaque victoire, on s'est enrichie, et à chaque défaite, l'on se voit dans l'obligation de reprendre le chemin de la victoire.
Sans jouissance, il n'y a plus rien, c'est la neurasthénie, tout se délite.

La connaissance et la reconnaissance de l'autre, au travers d'un combat mène à l'apparition de l'autre dans le paysage personnel, ce sentiment s'appelle l'amour.
L'amour est intimement lié à l'abatage, au combat qui mène au sentiment amoureux, l'un est forcément lié à l'autre, l'un ne va pas sans l'autre.
Le mouvement naturel est l'amour comme fruit du combat. Bien des fois, l'amour arrive en premier, l'abatage arrive derrière, cela s'appelle la passion amoureuse, avec toutes ses exubérances, toute sa véhémence, toutes ses brûlures.


Historique de la notion de " l'autre ":
Il y a dans le monde animal, c'est particularité qu'un individu n'a pas cette notion de l'autre, à savoir qu'il n'a pas cette propension à sentir la tragédie de sa vie, et à ne pas voir un lien d'aliénation entre lui-même et les autres. Il flaire le danger, s'en écarte, mais n'érige aucune conclusion ni projection sur une amélioration possible de la situation, il l'accepte, il est elle-même.
La tragédie de l'homme commence par cette prise de conscience, que si tu vis, c'est aux dépens de ma propre vie à moi, d'où toutes ces guerres, toutes ces tentatives de soumissions de l'autre.
Il est à imaginer que les débuts de l'humanité ont été extrêmement meurtriers, la bible est peut être là pour nous le rappeler, avec son mythe de Caïn et de Abel, dès que l'un sentait la moindre frustration, il tuait l'autre.
Pour cela est née la loi, définissant un mode de comportement entre les uns et les autres, définissant les relations entre les uns et les autres, définissant l'un et l'autre.
La loi, la justice sont le fondement même du concept de " l'autre ", de comment l'un doit traiter l'autre.
Cela a commencé par la loi du Talion, avec je te crève un œil si tu me crèves le mien, cela est ensuite passé par le règne de l'amour, à savoir gérer de façon non violentes les conflits, et cela à travers " tendre l'autre joue lorsque l'on nous met une gifle ".



Distribution de la jouissance, notion d'organisations, de règles, de lois:
Comme tout le monde le sait, la loi, la règle surviennentt lors de l'avènement d'une organisation, lors de l'apparition d'un groupe humain, c'est ce qui va déterminer le jeu relationnel, la distribution de la jouissance entre les différents individus du groupe.

Le modèle le plus simple de cette distribution, est celui de la pyramide, avec en haut un chef, un roi, un individu qui à l'autorité suprême sur tous les autres, ensuite en descendant d'un étage, avec des subordonnés, obéissant à l'autorité suprême, mais eux aussi ayant une autorité sur les subordonnés de l'étage inférieur…etc.
C'est la modèle par excellence de la jouissance, où l'un domine l'autre, où l'un se positionne vis-à-vis de l'autre comme vainqueur ou comme vaincu.
Le fait de l'organisation est qu'elle est acceptée par tous, jusqu'à une nouvelle re-distribution, à savoir mort du roi, coup d'état …etc.


Combustion de la jouissance : la convivialité
La jouissance et sa distribution ont pour but de donner à l'homme les conditions de son épanouissement, à savoir permettre la combustion de cette même jouissance à travers les individus formant un groupe humain.
Cette combustion, à savoir comment on vit ensemble et comment on profite de vivre ensemble, et cela dans les meilleures conditions, sera intimement lié au sentiment de la convivialité.
Jouir tout seul n'est pas jouir, cela relève de la masturbation, qui mène inéluctablement à la déchéance et au vagabondage.

On jouit ensemble, car jouir est un acte qui lie les individus, et qui donc ne peut se faire seul. La combustion de la jouissance sera donc pour chacun, mais dans le cadre d'une activité liant plusieurs individus, d'où la notion de convivialité. Cette dernière unit donc le particulier du général. Plus les conditions de la convivialité sont favorables, plus propice sera la jouissance de chacun, et donc l'épanouissement du groupe en général.

La convivialité a donc à voir avec les conditions de vie, avec la vie en général.
Nous pourrions faire un saut en arrière, de quelques centaines de millions d'année, un saut cosmologique.

D'après le savoir actuel des choses, pour que la vie naisse, il faut d'abord une source d'énergie type soleil, ensuite une ou des planètes gravissant autour de ce soleil. Pour que naisse la vie sur une planète en question, il faut que celle-ci ne soit ni trop proche du soleil, car alors il faut trop chaud, ni trop loin car alors il fait trop froid. Si les conditions de distance planétaire par rapport au soleil sont requises, si le hasard à bien fait les choses, la vie peut normalement se développer.

Pour notre jouissance, il en va de même, celle-ci tel un être tutélaire, tel un soleil, est là pour donner l'énergie, à savoir donner un feu, élément nécessaire à unifier les évènements et les individus.
Etre trop proche de la jouissance, type négoce extrême, on en vient vite à être brûlé, comme diraient les Chinois Taoïstes, " trop chaud et trop sec ". Etre trop loin de cette jouissance, type distribution égalitaire, nos mêmes Taoïstes diraient " trop froid et trop humides ".

Comme il a été cité dans un chapitre précédent, l'homme a la faculté de pouvoir modeler et moduler la distribution de la jouissance, à savoir donner une incidente sur les conditions de la convivialité, ou pour dire les choses autrement, réduire le paramètre du hasard et cela dans une perspective évolutive, ce qui revient à dire, de pouvoir accélérer le phénomène d'évolution.
Il fait trop froid, un peu de négoce extrême, il fait trop chaud, un peu de distribution égalitaire, tel devrait être l'ordonnance de la distribution de la jouissance.

Comme l'a aussi démontré la nature, la jouissance est là de façon permanente pour appliquer son joug, c'est la base de l'édifice. Cette dictature de la jouissance doit être équilibrée par l'édifice qui sera construit sur cette même base, à savoir la convivialité. La convivialité va de pair avec la diversité des négoces
.




La jouissance, sa distribution et combustion, les trois étapes fondamentales



Règne animal, règne humain :
Le règne animal est aussi soumis, conditionnés par les trois règles de la jouissance.
Nul besoin d'aller chercher bien loin, la contemplation de la nature nous l'apprend de suite, c'est le gros poisson qui mange le petit, et pour cela, il ne lui demande pas l'autorisation.
La nature est commerçante, c'est la loi du plus fort, le vol du plus faible. Dans cette nature, tous les négoces sont permis, ce qui donne lieu à tous types de créatures et à tous types de comportements de ces mêmes créatures, l'unique roi est donc le plus fort, le plus malin, le plus adaptatif, le plus jouissif au sens musclé du terme, il mangera l'autre pour sa propre conservation.
Il faut cependant ajouter que dans ce chaos de muscle, naît une harmonie, l'harmonie de cette même nature, harmonie de la diversité, un peu comme une mécanique avec ses rouages s'imbriquant les uns les autres, et qui au final, permettent la continuité de la vie en générale.
La notion même de vie, de richesse de la vie va avec la multiplication des négoces, donc, de la diversité.

Le règne Humain est autre, la dictature de la jouissance est toujours là, implacable, mais notre petit homme a cette possibilité en plus de pouvoir modeler, moduler la distribution de la jouissance.



La première étape, le temps des puissances : La distribution féodale de la jouissance


Cette première étape, cette première grande scission dans le règne humain commence par le fait que l'homme a la faculté de pouvoir s'abattre lui-même et de se donner la possibilité, à travers le travail, de réaliser, de construire tout un tas de nouvelles combinaisons qui auront donné lieu à l'avènement de l'homme et des civilisations.
A ce sujet, il n'y a qu'à regarder nos bâtisseurs de pyramides, ou au nom d'un roi mort, quelques milliers ou dizaines de milliers de bonhommes s'affaireront, sous une chaleur accablante, à sortir des blocs de pierre d'une montagne pour en bâtir d'autres, les pyramides.
C'est l'homme, qui, dans toute sa splendeur apprend à s'abattre lui-même pour lever des montagnes.
Il va sans dire que nos petits hommes, certains en tout cas, les plus illuminés, ceux qui ont bien compris les règles de la jouissance reine, vont faire de cet abatage de l'homme, l'abatage du voisin, et le réduire en esclave, c'est le fameux " voler l'autre de la jouissance ".
Il est bien plus commode d'abattre des pierres avec la force du voisin qu'avec la sienne, la peine est moindre, il n'y a qu'à frapper du fouet et enchainer.

Voilà, la première étape, la première scission du règne humain mène l'homme à l'état de barbare, un barbare pour lui-même.
Toutes les premières civilisations ont été bâties sur ce schéma, que ce soit les égyptiens, Romains, Grecques, voler la force de l'autre.
L'autre que l'on va rencontrer et chercher sur les terres voisines pour le réduir à l'esclavage.
Au nom de cette puissance, de cet édifice de la puissance civilisatrice à nourrir et à bâtir, tous les stratagèmes sont bons pour réduire l'autre en esclavage, et cela on le fait au nom de son propre bien, un bien égoïste.
Il va de soi que tous les coups étaient bons pour aller se fournir en main d'œuvre chez les pays voisins.
Le but donc de toute puissance, étaient de trouver des prétextes de chamailles avec ces mêmes pays voisins histoire d'aller les casser, histoire de remporter le butin, et puis qui est, ramené aussi le butin humain, pour continuer de construire les puissances.

C'est le temps des expansions type rouleaux compresseurs, ou il faut toujours aller plus loin pour chercher cette main d'œuvre gratuite et le fruit de cette main d'œuvre.
Cette folie barbare a pris fin au dix huitième siècle, quand les choses sont allez trop loin, quand l'esclavage est devenu un négoce industriel, et que vingt millions de noirs ont été retirés de leurs souche pour aller récurer ce que les blancs n'avaient pas envies de faire.

Cette distribution féodale de la jouissance en est encore a un stade primitif, les hommes construisent, mais cassent aussitôt, le chaos règne de façon permanente, les hommes dans leur réduction de l'un à l'autre sont devenus méchants, tout n'est que destruction, tout n'est que champs de bataille, à qui mieux mieux volera l'autre pour remporter tout le butin.



La deuxième étape, le temps des superpuissances : la distribution égalitaire de la jouissance


Nous nous attarderons un peu plus dans cette deuxième partie, sur cette deuxième grande scission du règne humain, car elle est celle de notre temps présent, et prête donc à matière comme sujet en direct, dans le vif du sujet en quelque sorte.
Comme nous l'avons vu dans le paragraphe précédent, la distribution féodale de la jouissance mène à la barbarie.
Il fallait donc mettre un frein à celle-ci, et enfermer la bête immonde, cette deuxième étape sera donc celle de la domestication de la barbarie.
Il va falloir l'éduquer, la juguler, la contrôler, la transmuter pour ne pas dire, en faire un outil, une arme encore plus fatale que le barbarisme lui-même.

La deuxième grande scission du règne humain est donc celle de la domestication.

Dans la précédente étape de la distribution de la jouissance, ou l'homme prend conscience qu'il peut s'abattre lui-même, la mécanique de la jouissance a vite appris à nos bonhommes qu'il est plus facile et commode de faire travailler les autres que soit même.
Pour cette nouvelle scission, celle de la domestication, les lois de la jouissance seront aussi là pour nous apprendre, que dans cette grande distribution égalitaire, si domestique il doit y avoir, c'est mieux que ce soit les autres. Plutôt que de ce domestiquer soit même, il est plus facile de domestiquer les autres, et pour ne pas dire, de faire des autres ses domestiques.
Il ne s'agit plus de la dialectique maître / esclave mais de la dialectique patron / domestique.
Le patron est bon ou mauvais, l'employé, le domestique est bon ou mauvais lui aussi, mais quoi qu'il en soit, le patron doit respect au domestique et vice versa. Chacun doit être content de son sort, de là résultera l'harmonie patron / domestique, l'harmonie sociale en général. Comme le décrivait très bien Ferdinand Céline dans son " voyage au bout de la nuit ", le boss est là pour créer des besoins, des plaisirs éphémères, et notre domestique à consommer ses mêmes plaisirs éphémères, voir à les déifier.
Notre domestique se lèvera tôt le matin, et cela afin d'aller cultiver son opium, pour rentrer le soir éreinté et fumer la boulette dont il a acquis le droit.
Le patron lui, dans sa tour d'ivoire, n'a qu'à maintenir ce flot, ce flux, ce mouvement, en espérant que cela puisse durer pour toujours. Il fumera lui aussi sa boulette d'opium, l'unique différence est qu'il n'a pas besoin de la cultiver, et qu'il peut en fumer autant qu'il veut.
Cette perspective a mené au capitalisme dans tous ses états, dans tout son vice, avec au final, maintenant, l'indignation générale.

Cette deuxième grande étape voit donc le jour avec l'abatage de la notion même de la jouissance, cela a donné lieu dans le domaine moral à l'avènement de relations type non violentes, dans le domaine politique à la démocratie, dans le domaine spirituel et religieux au " si tu me gifles, je te tends l'autre joue ".

C'est l'homme volant la nature dans son essence même, son essence naturellement violente, forte et musclée.

Mais il ne faut pas oublié que même dans ce cas de figure, du vol de la jouissance, nous restons encore dans son cadre, et encore une fois, il y aura un vainqueur et un vaincu.
L'homme a vaincu la nature, le temps d'une décennie, le temps d'un siècle, mais cette même nature reprend vite ses droits. Le talon d'Achille de cette distribution égalitaire, est qu'en niant la notion même de jouissance, on détruit la base de l'édifice, à savoir la force vitale, la force sexuelle, le sentiment même de fertilité et de toute créativité, le goût du combat de tout être. On arrive au final à des systèmes, à des individus de plus en plus mous, qui ne savent plus se défendre, qui ne rentrent plus dans cette compétition du progrès et de l'évolution.
Tous ces systèmes faute de base sont donc voués à l'effondrement, ils ont bataillé pour sortir de la tragédie, mais la guerre n'a pas été gagnée, la guerre ne sera jamais gagnée.


Distribution égalitaire de la jouissance:
La distribution égalitaire de la jouissance a littéralement propulsé l'homme vers des sommets inespérés, cela lui a permis de décupler sa force de travail, c'est l'union fait la force, une union ou les uns ne se tapent pas sur les autres, une union qui accepte de diminuer la jouissance de chacun au profit du groupe.
Cela a donné naissance aux superpuissances, aux super-organisations.
" L'autre " dans ce système est entrevu comme un rouage, comme une participation à l'œuvre générale, l'abatage est un abatage d'ordre général, le feu humain qui lie les hommes entre eux est lié au devenir de la super-organsation, on tombe dans un système type fourmilière.
Le déclin de ce type de système anti-conforme au modèle naturel est donc le ramollissement, nous avons tous pu voir au travers de l'histoire du siècle passé que les grandes dépressions économiques se sont toujours relevées après une bonne guerre.

D'une manière plus générale, et en ce qui concerne les relations entre les individus : " L'autre " apparaît après un combat, c'est la dialectique jouissance / abatage.
A titre d'exemple de cette dialectique jouissance / abatage, nous prendrons le cas de la drogue : Jouir sans abatage mène naturellement et sans effort à la déchéance. Utiliser de la drogue, jouir sans ce battre, c'est s'abattre soit même.
De la même manière, " définir l'autre " sans la notion d'abatage, et cela à travers la notion d'égalitarisme, c'est abattre l'individu lui-même, et le réduire à sa forme isolée, solitaire.
Toutes nos sociétés modernes ne font, jour après jour, qu'isoler les individus des uns des autres, c'est le mal du siècle, la solitude, les dépressions personnelles.
La relation de jouissance avec l'autre sans sa fonction d'abatage ne donne plus du miel mais de l'amertume. La distribution égalitaire avec " l'autre " définit comme règle et non plus comme combat devant aboutir à un fruit, mène au dégoût de l'autre, le vin se transforme en vinaigre, le lien qui unie les hommes se délite, on retombe dans le schéma de l'homme solitaire, vagabond et errant.


Christianisme et Science:
En tendant l'autre joue, Jésus arrête le combat, l'abatage.
On nommait les premiers chrétiens " les tristes ".
L'arrêt des combats sonne l'avènement de la tristesse, de l'isolement. En effet, jouir sans le combat n'est possible qu'avec la séparation de ses belligérants. Plus de gifles, plus de combat, chacun retourne chez soit.
L'amour, ce sentiment qui devait effacer les différences entre l'un et l'autre, à rapprocher donc, fait maintenant œuvre de séparation. L'amour est devenu une arme de guerre contre la guerre, contre la jouissance donc.
S'aimer, vivre, consiste dorénavant à être séparé, isolé, chacun dans son coin, dans sa tristesse, et cela sans gifles évidemment.
De la même manière que la drogue tue son sujet, le mène à la déchéance, cette nouvelle notion des relations sociales, tue aussi son sujet, par asphyxie.
L'amour qui est sensé rapprocher, sépare, c'est la crucifixion : " Jouissance, pourquoi m'as-tu abandonné ".

Cette infinie tristesse à prise chaire, c'est la mort de la jouissance, c'est la science !
Tout est analysé, décortiqué, sondé, soumis au processus de traçabilité, tout perd de son goût, son goût de jouissance.
L'unique jouissance possible, car on ne peut malgré tout sortie de son joug, est de continuer l'analyse et de perfectionner les équations.
Ces mêmes équations, tel un grand délire, remplissent le monde, l'espace, les rapports entre les gens, règlent tout, règlent la mort de la jouissance.
Tout individu soumis à cette position, à savoir dans l'obligation de vivre et de ne pas vivre, a une durée de vie très courte, car la crucifixion mène à une mort rapide.
La désoxygénation mène au délire, jusqu'au : " pourquoi m'as-tu abandonné ".
Toute personne raisonnable répondrait : " descend de ta croix ".
Mais l'asphyxie comme nous l'avons dit mène au délire, un délire qui n'a plus de limite, et qui prend sa croyance pour sa propre réalité.
Toute personne confrontée à l'irréel a peur, et fait demis tour, s'enfuie en courant, car il veut préserver sa vie.
La jouissance est intrinsèquement folle, elle n'est pas raisonnée c'est le domaine de l'irréel. La nier, c'est nier l'irréel, et donc ne plus en avoir peur , un délire qui n'a plus de limite et qui prend les allures d'un gout douteux pour la mort, pour son propre anéantissement. La jouissance n'abandonne personne, mais l'abandonner c'est se suicider.
La jouissance n'a pas de fils, uniquement des serviteurs, et croire ou prouver le contraire, c'est vouloir inverser le cours du temps, c'est jouer à perdre le feu.

L'amour est serviteur de la jouissance. L'amour est cette diminution des différences qui existe entre le vainqueur et le vaincu, c'est la reconnaissance qui peu à peu prend forme, c'est les angles qui s'arrondissent dans la jungle de la diversité des jouissances.
Vouloir mettre l'amour avant la jouissance, et placer la jouissance dans l'amour ne fait que créer l'anéantissement de la diversité, et par voie de conséquence de l'amour.
L'individu est alors isolé, enfermé dans une jouissance qui ne peut que lui être propre, dans un langage qu'il ne peut comprendre que lui-même, c'est Babel.
Dans cet isolement, l'unique moyen alors de communiquer, de pouvoir reconstruire ce sentiment perdu de l'amour et de l'harmonie, est de construire des tours, des édifices toujours plus hauts. Edifice d'équations et d'analyses, qui avec ses ordinateurs calcul des solutions de plus en plus vertigineuses.
L'amour c'est transformé en béton, en ordinateur, là ou il y a du béton et des ordinateurs, il y aurait de l'amour ? Là ou il y a du béton et des ordinateurs, il y a de la solitude !

L'isolement provoque le stress, à savoir la corruption du sentiment de l'harmonie. La prothèse de tous ces édifices ne fait qu'amplifier l'isolement, et le stress aussi.
Il y a un seuil de stress que l'on ne peut franchir et au-delà duquel, l'individu s'effondre, survient alors le syndrome d'effondrement que l'on a pu voir chez les abeilles.
L'individu ne se défend alors plus, c'est une forme du SIDA, une drépession Actif.
L'abeille est le vecteur et aussi le symbole de la fertilité, via son pollen elle représente l'amour, pour nos fleurs et notre monde végétal qui vont être fécondé, et cela dans un ordre de continuité. Le fruit des abeilles, de cet amour, en est le miel.
L'amour a été trahi, l'amour a trop été soumis au stress, l'amour s'effondre, et quand l'amour s'effondre, le fruit n'est plus le miel, mais l'amertume, le désert.

Pour clore ce paragraphe, nous dirons que Jésus nous a appris à corrompre l'amour. L'amour est dans le travail du temps, et mettre de la jouissance dans l'amour, c'est créer les circonstances d'une espèce de folie créatrice, une folie de la génération spontanées, ou des créatures de toutes formes sortent de terres, tel des individus chimériques qui se multiplieraient les uns les autres à l'infini. C'est un monde de schizophrénie pure, car il est coupé de temps, et du travail du temps, de l'amour donc. Il est complètement irréel, et tel un précipice, nous sommes tous en train de tomber dedans.

Le christianisme et la science sont deux jumeaux sortis du même ventre. L'un ne peut vivre qu'au dépend de l'autre, en l'humiliant, en la niant, en l'écrasant, c'est notre fameux jeu du vainqueur et du vaincu. L'un et l'autre ne resteront malgré tout que des bâtards, à savoir enfants illégitimes, illégitimes dans le sens qu'ils sont tous les deux corrompus, fruit d'une corruption. Ils ne peuvent mener qu'à la perversité, et au final à leur propre destruction, ce sont deux enfants maudits.

Démocratie, sagesse de domestique :
Il est très en vogue à l'heure actuelle de lancer le mot démocratie à tout vent.
On le lance, comme un défit au manque de liberté, à toute dictature qu'elle quelle soit.
Le printemps Arabes en a été le plus bel exemple " vive la démocratie " a chanté le monde entier. La démocratie serait-elle la liberté ! ?
Oui, la liberté d'un domestique, qui a le choix de gérer sont temps comme il le veut pour nettoyer la maison. Mais il ne reste qu'un domestique. Le moindre écart, la moindre tache qui n'aura pas été nettoyée, et on lui fera comprendre que les droits d'un domestique sont soumis au droit de " nul n'est sensé ignoré la loi ", et que celui qui l'ignore, est limogé, sa place sera dans celle d'une prison, d'une tombe ou celle d'un hôpital psychiatrique.

Soyons donc de bons citoyens soyons donc de bons domestiques, et continuons d'ignorer la jouissance, car " nul n'est sensé ignoré la loi " correspond à " chacun est sensé ignoré la jouissance ", sa jouissance, car avant tout, la jouissance est propre.
Après tout, on est bien à nettoyer, à frotter pour nos boss, de plus, nos mêmes bosses, ils sont bon avec nous, ils sont aimable, ils nous donnent à manger et un toit, qu'aurions nous à nous plaindre ! ? A ce propos, qui sont nos bosses ? on ne sait même plus, ha oui, je me rappel, c'est la démocratie.

Le " nul n'est sensé ignoré la loi " est un sentiment juste, qui a été promulgué par le peuple lui-même, pour lui même, en quelque sorte, nous avons choisis et choisissons nous-mêmes d'être des domestiques.
C'est vrai, plus que jamais, nous pourrions accepter ce sentiment, d'une petite vie tranquille sans surprise, sans aventure et sans révolte, un petit équilibre où nous nous réunirions de temps en temps , histoire de célébrer nos vies sans saveur, aller, n'ayons pas peur des mots, nos vies de cons, à ranger des serviettes, pointé à huit heure et nettoyer la baignoire ou les crottes de chiens dans le jardin.
Un petit équilibre à glorifier la vie de ménagère et de fonctionnaire, un petit équilibre à la gloire de la consommation. Car quel est l'orgueil de nos domestiques : avec leurs soldes de chaque fins de mois, acheter un pot de fleur pour embellir le palais de leur bosse, ils appellent cela le bonheur, ou tout au moins, c'est la promesse qu'on leur a fait.

La promesse est-elle tenue ? : Pour cela il suffit de demander à nos vieux, ceux qui ont l'expérience de la vie, ceux qui ont parcouru le chemin. Il y a ceux qui ne pourront pas vous répondre car ils sont atteints des maladies de Parkinson ou d'Elsheimer, il faudra donc aller voir les autres, dans les hospices.
Il ne nous reste plus qu'à prendre rendez-vous pour aller faire la visite. Le chef de l'établissement nous répondra qu'un hospice n'est pas un zoo, et qu'il n'y a rien à voir. Allons voir quand même : Si nos vieux ne sont pas planqués sous le lit, car personne en général ne s'occupent d'eux, et leur sport favoris est de se cacher sous les lits, comme pour se protéger d'une ultime et dernière présence qui viendrait jouer les intrus. Si malgré tout donc, on en trouve un, qu'on puisse l'asseoir à une table et le faire parler, il nous répondra : " Je te fais marrer, tu me prends en pitié, voir je te dégoutte, plus encore, je te fais peur, ma déchéance sans fin et sans fond te fait peur, mais dis toi bien que toi aussi tu y auras droit au jugement dernier, pas celui du bon dieu, celui des hommes ! "


Omerta chez les hommes :
La civilisation, où l'art de mettre l'autre au service de ses bons plaisirs !

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas ! n'est pas assez hardie.

Baudelaire

Quand vient la civilisation, nous restons les yeux grands fermés, et quand les yeux sont fermés, survient le silence, la loi du silence engendre le laisser faire aux organisations et aux principes mafieux et corrompus.

Première Hérésie, La philosophie :
Socrate a annoncé ce qu'est la philosophie: l'amour de la sagesse.
La sagesse est en soit amour, et l'amour est en soit sagesse, aimer la sagesse est donc un contre sens.
L'amour et la sagesse, individuellement sont portés vers et par quelque chose, l'amour ne peut s'aimer lui même, les lier l'un à l'autre, c'est comme demander à deux serpents de s'enlacer et de se mordre la queue mutuellement, un concept enfermé sur lui-même qui n'est plus sage du tout, et qui au lieu de délivrer de la sagesse, délivre du venin, de la cigüe.
Socrate aurait dû être plus explicite : L'amour de la sagesse, ou l'art de corrompre, d'administrer du venin.
La sagesse commence par préserver la vie, et la maintenir. Socrate a préféré céder sa vie au nom d'une idée, d'une idéologie. Triste tropique, triste ouverture, ou les idées valent plus que les hommes.
Qu'elle sagesse y-a-t-il dans tout cela ? Quel exemple déplorable, de la folie à l'état pure.
Les résultats on les connaît, quand l'idéologie dépasse l'homme lui-même, vaut plus que la vie elle-même, l'homme n'est alors plus rien, une fourmi qu'on peut écraser, un zéro vis-à-vis de l'infini.
Vient ensuite Platon avec son amour platonique : L'amour n'est pas plat, il est fait de vallées, de montagnes, de torrents, de végétations et de créatures en tout genre, le vouloir plat, c'est le vouloir comme un désert, ou il n'y a plus rien, ou tout a été tué par l'amour de l'amour.
Le désert, voilà ce qu'est devenu l'homme. Cette désertification va dans le sens de notre individu moderne, ou avant d'être un homme, on doit être un bon citoyen, un bon soldat et un bon père de famille.
Et le mythe de la caverne, de ce même Platon, une belle fumisterie ça aussi: il existerait donc une caverne, aller, ne soyons pas hypocrite, une belle tour d'ivoire, dont nous serions tous le triste reflet. Cette tour d'ivoire serait celle des idées, comme un cerveau au-dessus des hommes, meilleur que les hommes, pour ne pas dire défaits des hommes. Portes ouvertes à toutes les technocraties et à toutes les idéologies politiques, qui sont sensées nous gouverner et que nous, triste reflet, nous devrions subir. Ce concept, cette idée du mythe de la caverne fait parti des nombreuses prolongations de l'amour de l'amour, de la cigüe.
Comme conclusion à cet intermède: La philosophie n'a fait que nous apprendre que nous sommes des fourmis bonnes à être écrasées par les idées. La plus populaire des sagesses annoncerait qu'avant même d'émettre une idée, il faut d'abord être en vie, et que de façon très basique, donc, la vie vaut plus qu'une idée, les fourmis ne seraient donc plus les hommes mais les idées.
Socrate en aimant la sagesse, n'a fait que la corrompre, cette même sagesse.


Puis viennent les autres hérésies, commençons depuis le début, à savoir la " déclaration des droits de l'homme ".
L'homme né libre et égal en droit !
Il serait important de noter que l'unique droit de l'homme, le premier, est d'abord celui de vivre. Vivre n'est pas un droit mais un fait, soumis à aucune condition, à aucun droit donc.

Dés le début, cela commence mal, on est sous le coup du contre-sens fondamental.
Les circonstances où ont eu lieu ces déclarations donnent allégeances à ces mêmes déclarations. Le peuple avait faim, les puissants n'étaient que des maniaques enclins à la guerre et à leurs bons plaisirs, bons plaisirs qui n'avaient rien à voir avec ceux du peuple.
Les têtes ont été coupées, et les droits de l'homme ont donc commencé à faire leur chemin … en privant l'homme, peu à peu, de ses mêmes droits. Les droits de l'homme ont été fondés sur des interdits, ce qui était sensé être la liberté a été construit en interdisant.
Mais il faut le répéter encore, il s'agissait d'un poison pour contrecarré un autre poison.
Deux siècles sont passés, maintenant, les droits de l'homme sont une chose acquise, une chose assimilée, tout le monde en chantonne les airs, comme si mère bonne nature nous en avait fait cadeau, et qu'il ne nous resterait plus qu'à en profiter jusqu'à la fin des temps.

Ce serait trop beau, et se serait en oubliant notre chère maitresse, la jouissance. Oui, les passions ont été éteintes, partiellement en tout cas, le feu a été éteint, en surface tout au moins, mais les braises sont encore là brulantes.
L'homme a tous les droits, il est libre, sauf de vivre. Il n'y a plus de place aux fainéants, aux poètes, aux bandits, l'unique solution est celle d'appartenir à la machine crée par l'accumulation de tous ces petits droits.
Une grosse machine qui ne donne plus le choix que d'elle-même. Ou est la diversité, ou est la jouissance ? Elle disparaît peu à peu comme disparaitrait la végétation d'un désert .
Vouloir croire que l'on peu se débarrasser de la jouissance, serait croire que se tirer une balle dans la tête nous laisserait indemne. Comme on l'a vu dans le paragraphe précédent, nier la jouissance amène celle-ci à réapparaitre dans des circonstances pernicieuses, monstrueuses.
Le siècle passé a été le siècle de toutes les monstruosités en termes des droits de l'homme, l'homme n'a jamais été aussi bafoué, humilié, exterminé, et cela pas à petite échelle, mais à échelle industrielle.

Et il n'y en a pas un pour levé le petit doigt, pour dire : " vos droits de l'homme, c'est du venin ", car ils mènent intrinsèquement à la perversion, à la perversion de l'homme, car le premier de tout les droits, et qui n'est pas un droit mais un fait, c'est vivre, et si on en enlève cela, on enlève tout.
Vouloir plus de droits pour l'homme, c'est l'envoyer inéluctablement dans une geôle, dans un camp, un jour ou l'autre.

Voila donc pour ce qui est des droits de l'homme, et aussi, ce qui est passé sous silence, à savoir que tout droit limite l'homme dans sa liberté, plus qu'il ne lui en donne.
Qui pourrait croire une chose pareil, qu'en soustrayant, on aurait plus. En soustrayant, on a moins, et dire ou faire croire le contraire, c'est être corrompu, et chanter cela comme un refrain, c'est faire partie d'une mauvaise mafia.

Dans la loi du milieu on se tait, car dénoncer, se serait dénoncer les siens, nous sommes donc assignés au silence, et continuer se refrain " des droits de l'homme ".
Il faut aussi reconnaître que les représentants de ce système, l'occident donc, soit 1/5 de la population mondiale, ont les autres 4/5 à leurs pieds, c'est un système qui leur convient et qu'ils auraient tort de changer.
Historiquement, l'avènement de l'occident c'est construit au dépend du reste du monde, notre fameux vainqueur et vaincu, un bosse pour quatre domestiques.
La tendance générale serait de vouloir faire profiter tout le monde de la démocratie, d'un air de dire, je vais vous augmenter votre salaire. Qui va croire à une telle farce, l'écart ne fait que se creuser, là ou la démocratie arrive dans les pays émergeants, apparait aussi immanquablement l'organisation des corruptions, la corruption ne fait que s'accélérer, la corruption dans ces pays ne fait massivement que pourrir tout le système un peu plus. L'occident le sait, mais continue, il ferme les yeux et reste silencieux dans son mensonge.

En voila pour les droits de l'homme, mais il existe encore bien d'autres de ces slogans fumeux, mafieux, vénéneux, par énumération, d'abord, " Le commerce équitable " :
Qui a déjà vu un commerce équitable, le dieu des commerçants n'est-il pas aussi celui des voleurs.
Le commerce est tout sauf équitable, mais cela arrange bien tout le monde de vouloir les choses ainsi. D'abord à titre d'écran de fumé, les médias occidentaux sont bombardés de ces slogans du commerce équitable, ce qui ne représente que 1 / 10.000 des échanges en général, on ne parle plus que de cela, et en coulisse donc, on fait passé les 9.999 restant.
Le deuxième point serait de nous faire croire que les pauvres paysans que l'on va convaincre de faire du bon café ou du bon je ne sais pas quoi, vont être indépendantisés : On ne peut demander à un vaincu d'être content de son sort, car c'est alors le conforter dans sa situation de vaincu, et au premier retournement, il laisserait tout tomber de nouveau pour retourner à sa corruption de vaincu.
On reste encore dans le cadre du " ya bon banania ", et cela en se donnant bonne conscience, avec en plus le fait de vouloir figer les choses pour l'éternité, avec les mêmes vainqueurs, et les mêmes vaincus.
Quel manque d'humilité, quelle arrogance, quelle hypocrisie monstrueuse! Les mêmes qui ont lâché leurs bombes et leurs chaos viennent maintenant envoyer leurs émissaires, leurs ONG pour soigner les bobos, pour remplir les estomacs vides.
Et nos pauvres paysans, nos pauvres estropiés, que vont-ils répondre ? Nos pauvres paysans, nos pauvres estropiés, ils ont faim, ils ont mal, cela fait cent ans qu'ils ont faim et qu'ils ont mal, ils n'auront donc d'autres choix que de perdre un peu plus leur dignité.
Mais bon, comme qui dirait, c'est de bonne guerre, je te tends la joue, histoire que tu ne me l'a gifles pas, car il y aurait vraiment de bonnes raisons pour que tu me donnes la gifle, le peuple noir, les peuples d'Afrique, auraient vraiment de bonnes raisons de nous gifler.
Et si tu ne me gifles pas, tu as définitivement perdu, c'est l'occident roi, pour mille ans de plus !

" Le développement durable " :
Qui à déjà vu un développement durable ? Qui ?
On reste dans les mêmes stupidités et arnaques que pour le commerce équitable.
Un développement amène à un autre développement, il n'est donc pas durable, un développement n'est qu'un rouage qui amène à une mécanique plus grande, plus complexe, plus écrasante. Et encore une fois, dans ce jeu là, les pays émergeants n'ont rien à gagner, ils ne font que jouer le jeu du vainqueur, et se conforter dans leur rôle de vaincu. D'un point de vue slogan, cela sonne aussi très bien et rempli l'espace médiatique, cela fait passer la note du nucléaire et autres géant de la chimie.

" Les crimes de guerre " :
Qui à déjà vue une guerre sans crimes ? Qui ?
Nous tombons dans le vertige de l'abêtissement et de l'hypocrisie, histoire de nous faire dire, de nous faire croire, que la guerre c'est propre, et que ce qui ne l'est pas, il va falloir le nettoyer, allez, encore un point de plus pour asseoir son pouvoir.
A ce sujet, nos chers Américains, en l'an de guerre 1945, et au nom de la guerre propre, en ont profité pour tester l'arme atomique, le nettoyage propre, le nettoyage à l'atome.
Avec ce type de slogan, Il y a plus que du souci à se faire.

Enfin le dernier, " le crime contre l'humanité " :
Ha Ha Ha Ha !
Rions, c'est trop fort, c'est trop !
Il n'y a pas plus criminelle que l'humanité, et nous faire croire le contraire, que l'humanité est une jeune vierge, c'est encore un tour de passe-passe, une invitation et une porte ouverte à tous les crimes à venir.
Si le concept de guerre propre a mené au nettoyage à l'atome, que nous réserve le concept de l'humanité propre ? Quel sera le prochain test, il est préférable de même pas y penser, ni penser aussi que nous pourrions être leur prochain cobaye. Cela donne des sueurs froides dans le dos.

Ces concepts de " crime de guerre" et " crime contre l'humanité " sont d'une hypocrisie sans fond, comme il a été dit, ils ne sont bons qu' à justifier les prochains crimes, en toute impunité, et cela afin d'asseoir un pouvoir pour mille ans de plus. L'exemple le plus frappant est celui des Américains allant voler le pétrole aux Irakiens. Bilan : 150.000 civils tués, le pétrole volé. Georges Bush, a-t-il été traduit devant le tribunal de La Haye ? Non, il fume son cigare acheté avec des pétrodollars, assis tranquillement sur son rokincher dans son ranch du Texas, à méditer sur le monde, à méditer sur le pouvoir, à méditer sur le plaisir de fumer des bons cigares… belle morale que tout cela, belle bouffonnerie !

Il en manque encore un, de ces slogans pour assoir son règne : " le droit à la démocratie ".
Ce nouveau droit a pointé son nez ces dernières années, ses derniers mois, le printemps Arabes en est l'exemple.
Entre deux maux, on choisit bien sûr le moindre, et il va de soit qu'entre la dictature et la vie de domestique, la vie de domestique parait plus appropriée, plus douce.
Tous ces peuples à qui on a fait miroiter les vertus de la vie de domestique doivent cependant bien comprendre, qu'ils seront doublement domestique: Domestique en choisissant la situation de démocratie, doublement domestique, car on le sait maintenant, il doit y avoir un vainqueur et un vaincu, et que cette situation de vainqueur et vaincu est déjà établie avec les uns au nord et les autres au sud.
Dans tous ces pays du sud, et par cette situation de vaincu, la démocratie ne fonctionne pas ou mal, la corruption qu'elle soit d'argent ou de religion prends le dessus. Le chaos social mène obligatoirement à la dépendance directe ou indirecte de l'occident, qui lui, tire tout le bénéfice de l'histoire, avec des larbins content de leurs sorts, qui dit mieux !
Plus besoin d'aller voler le pétrole, plus besoin d'aller voler de la main d'œuvre pas cher et sous-qualifiée, ils viennent tout seul, dans nos mains, nettoyer nos chiottes, et remplir de leur essence les réservoirs de nos voitures.
Ouah, pour de l'arnaque, ça c'est de l'arnaque !

La distribution égalitaire de la jouissance tendrait à nous faire croire qu'il n'y aurait plus de vainqueur et plus de vaincu, à chacun de croire ce qu'il veut, mais un vainqueur il y aura toujours et un vaincu aussi.
Cette situation de faire croire à l'autre qu'il est égal à soit même, est le début de toute arnaque, il ne faut pas avoir fait polytechnique pour savoir cela, il suffit juste d'aller dans la rue. La loi de la rue nous apprend cela rapidement. Le problème est que nos rues sont désertes, on n'y apprend plus rien, il ne nous reste donc plus que le choix, de se faire arnaquer, c'est la vie de domestique, c'est la vie du mensonge de l'égalité.

Nous tournons en rond, en rond, dans une spirale infernale qui ne cesse de croitre, dans le cercle rouge de la folie, un cercle maudit, ou les poisons sont de plus en plus nocifs et violents, et ou tout le monde doit se taire, c'est l'omerta chez les hommes.


Amusons nous un peu, rions !
Quand un occidental va à l'étranger, il vient toujours avec sa carte de visite.
Sur celle-ci sont présents son téléphone, site internet et E-mail. Toute la technologie présente derrière un bout de papier, les ordinateurs, les satellites, les fusées amenant ces derniers dans l'espace, bref, toute la technologie, toute la puissance de la technologie.
Il y a derrière ce sentiment de puissance, un sentiment d'orgueil sans fin, nous pouvons même affirmer, une arrogance bien rondelette, bien avantageuse.

L'infertilité chez les peuples occidentaux a commencé après guerre, dans les années 50. Ces années correspondent aux années de la grande révolution universelle, ou des millions d'ingénieurs ce sont mis au travail dans le lancement de la grande machine occidental, avec au final, les satellites …etc.
Cette infertilité donc, se traduit par le fait que le sperme masculin n'est plus capable d'enfanter, ce sont de mauvais spermatozoïdes, qui font du mauvais travail, c'est l'infertilité.
Dans certains pays, la moitié de la gente masculine est touchée par ce fléau.
Pire encore, tous les poisons engendrés par la chimie moderne, et leurs interactions entre eux ont généré un nouveau stress : Les micros pénis.
Nos mâles occidentaux, plus qu'incapable d'enfanter, se voient équipés de petites quequette, bonne … à rien.
Ce mal est en pleine croissance, mais personne ne s'en préoccupe vraiment, sauf ceux qui bien sûr en sont équipés, et pour qui la vie a pris les allures d'un calvaire.
Des gros avions, des gros bateaux, des grosses érections technologiques, pour de petites quequettes.
Que ne vienne ce jour ou de gaie luron prendront ce phénomène comme sujet à rire, en nous faisant entendre que nos pistolets ne mesurent pas plus de trois centimètres, et ne sont bon qu'à effrayer les mouches, car ce jour là, les occidentaux feront mourir de rire le reste de la planète, ce sera une immense crise, de rire.
Le nom d'indien des adorateurs des tirs de fusées sera " les petites bites " , ce sera l'humiliation, et je n'ose imaginer la réponse qui sera faite à cet affront, à cette humiliation.

La question est la suivante: Voulons nous continuer ce chemin des gros orgasmes technologiques, de 2001 odyssée des micros-bites, 2001 odyssée des petites quequettes ?
Il y a une réponse certaine à cette question: Jouira bien qui jouira le dernier !

Faisons un peu de paléontologie, Ha Ha Ha
Voici annoncé une nouvelle théorie sur l'extinction des dinosaures, cette théorie pourrait s'intituler : Le crépuscule des dieux.
Jusqu'à maintenant, toutes les théories sur l'extinction des dinosaures auraient comme principe celui de l'ennemi extérieur, à savoir une grosse météorite qui serait tombée sur la terre, un gros volcan qui serait entré en éruption …
Prenons la chose sous le regard de l'ennemi intérieur.
Notre dieu dinosaure, à la fin de son règne, n'est qu'un décadent qui n'a de divertissement que la guerre et la séduction: Pic, croche, griffe, massue, corne, grosses dents, tout est bon pour défoncer l'adversaire et aussi séduire ces dames, avec tous ces arguments guerriers. L'évolution est entrée dans un grand délire, et au gré de chacun, au vœu de chacun, donne à chacun tout ce dont il a besoin, pour la guerre donc et la séduction.
Certains membres deviennent démesurés, d'autres complètement atrophiés.
La nature en général n'aime pas trop le délire, et au-dessus du dieu des dinosaures, il y a un autre dieu plus puissant encore, qui a donc puni nos dinosaures, qui les a punis de leur folie des grandeurs, en les munissant, de petites quéquettes … bonne à rien.
Les dinosaures se sont éteint faute de pouvoir se reproduire, les petites zigounnettes ne pouvaient plus faire leur office, quelle triste fin, vous avouerez, c'est à mourir de rire.
Cette théorie paraitra bien sûr pour certain complètement farfelue, mais aux yeux de ce que l'on peut voir actuellement pour l'homme, la ressemblance est frappante, pour ne pas dire troublante ( voir paragraphe précédent ).

La révolte grondait à Athènes !
Socrate reste avant tout un sophiste, plus malin que les autres, le plus talentueux sûrement, et personne n'a pu encore déchiffrer ses tours de magie, et nous faire croire par exemple qu'en nous enfonçant un pieux dans le ventre, nous resterions vivant, tout n'était que tour de magie, rien de plus.
Socrate était en avance sur son temps, et son époque l'ennuyait. Le but était de confondre les hommes, et qui puis est, en confondant les hommes, confondre les dieux.

A titre d'exemple, prenons le " je sais que je ne sais pas ". Il y aurait donc au début le " je sais pas ", à savoir le néant, la mort. Viendrait ensuite le " je sais " , la vie. Ainsi la vie viendrait de la mort. Qui va croire une telle chose. N'importe quel idiot vous répondra qu'avant de mourir, il faut être vivant, que le vie donc ce situe avant la mort.
Socrate nous a fait le même coup avec sa fin, il mélange la légitimité des idées avec la satisfaction personnelle, le panache, la gloire. On ne sait plus qui a suicider qui ou quoi, confusion entre la vie et la mort.
L'être viendrait du néant, et non plus des dieux, l'être viendrait des idées. Je le répète encore, Socrate était un sophiste, un illusionniste, et je ne comprends pas qu'au 21 siècle, on puisse encore croire qu'en vous coupant avec une scie géante, vous allez rester vivant.

A ce jeu de la confusion entre la vie et la mort, entre les dieux et les hommes, entre les hommes et les idées, il y avait sûrement un défi lancé aux dieux de l'olympe, qui avec leurs éternelles intrigues confondaient les hommes.
Socrate a voulu les confondre eux aussi, mais il a du y laisser sa vie, et les dieux de l'olympe avec. Socrate a tout englouti, car il a ridiculisé les dieux.
En donnant sa vie pour les idées, Socrate a fait tomber les dieux de leur olympes, en leur disant qu'il y avait plus grand qu'eux, et de là est né le mythe que les idées sont plus grandes que les dieux, plus grandes que tout, et malheureusement aussi plus grande que les hommes.

Mais il faut relativiser, et placer les choses à leur place: L'être vient du néant, qui vient lui-même de l'être, telle une mère, qui avec sa matrice, donne de nouveau la vie. Pour cela aussi, nul besoin d'avoir fait polytechnique pour le comprendre, c'est un savoir populaire, je dirais même un savoir naturel, que même les animaux comprennent, c'est la continuation de la vie dans toute sa splendeur.

Pour en revenir à l'équation Socratique, elle devient donc " je sais que je ne sais pas que je sais ", il manquait juste un bout, rien de plus !
Avec ce rajout, vient le retour à la vie, vient le retour aux sources, à la nature.



La troisième étape, le retour au temps des tribus: la distribution libérale de la jouissance



La voie engendre le un
Le un engendre le deux
Le deux engendre le trois
Le trois engendre la multiplicité des êtres

Vers tirés du livre " Tao Te King " ( Lao tseu, philosophe taôiste )

Comme introduction à cette troisième grande scission, allons faire un tour du coté de chez Citizen Kane: Notre citoyen Kane est arrivé à la fin de son aventure, il est au sommet de son art, et … tout lui inspire le dégout.
Dans sa dernière scène, il est là, dans son château, son palace, entouré de ses serviteurs. Sa solitude et son dégoût de lui-même le rendent fou de rage, il casse tout se qu'il a sous la main, de ce qui était sa raison de vivre, de ce qui était sa commodité.
Il est là comme un dément, au milieu des domestiques médusés et terrifiés, la tragédie dans toute sa splendeur.
Sa dernière parole sera " Rosebud ", souvenir de l'enfance lointaine, souvenir du bonheur, du temps ou il n'y avait pas de châteaux, pas de domestiques, rien, ou il 'y avait seulement la liberté de vivre, la vie.

La troisième grande scission est celle du retour aux sources, c'est le retour de l'enfant prodige, qui après moult et moult aventures, fatigué et dégoûté, s'en revient chez lui, sans revient chez les siens, revient à lui-même, s'assoit auprès d'un feu et contemple à nouveau les étoiles.

Il faut revenir en arrière, revenir quelques dizaine de milliers d'année en arrière. L'humanité était comme un nourrisson, devant le danger du hasard et de l'adversité. Son tuteur, son éducateur a été ses lois qu'il s'est promulgué lui-même pour lui-même, qu'il s'est inventé pour survivre, pour ne pas sombrer. L'humanité est arrivée maintenant à sa taille adulte, son développement physique est terminé, elle n'a plus besoin de papa ni de maman, elle n'a plus besoin de ses lois et de ses gouvernements, qui ne font maintenant que la restreindre.

Pour cela, notre petit homme doit tout lâcher, cette dernière étape doit passer par l'abatage de tout ce qui a été construit.
C'est l'abatage de la notion même de l'autre, notion qui a été le point de départ de tous les commandements, dictats, édifices de lois et de droits en tous genres. En abatant la notion de l'autre, on en revient au point de départ, de l'homme à l'auberge de la grande ourse, à cette harmonie céleste et donc terrestre.
Le bateau doit sortir du port, le bateau doit prendre le large.
Jusqu'à maintenant, il ne s'agissait que d'exercices, la grande aventure humaine commence enfin avec cette dernière distribution, la distribution libérale de la jouissance.

Il s'agit de se voler tout ce qui a été bâti, de voler le sentiment qui lie les uns aux autres, de voler cette notion même de " l'autre ".
L'homme se volant lui-même pour retourner au point de départ, mais en emportant avec lui le capital de tout ce qui a été réalisé.

Toutes les guerres, tous les conflits depuis les temps les plus reculés viennent d'une confrontation sur les différents systèmes de distribution de la jouissance, les uns préfèrent casser les œufs par le milieu, d'autres par le bas, et pour cette raison, on se fait la guerre.
Les guerres viennent donc d'une confrontation de l'interprétation de la distribution de la jouissance, chacun voulant soumettre l'autre à son interprétation.
Il s'agit d'une confrontation de règles, de lois, de justice, de comment donc on doit traiter l'autre, du problème posé par la notion même de l'existence de l'autre. En déliant la notion de l'autre, toute l'agressivité liée à ce concept s'effondre d'elle même.

Il s'agit de l'homme revenu à lui-même, dans tous ses droits, il s'agit de l'homme responsable qui ne fait plus la distinction entre lui et les autres, c'est l'homme défait des règles sociales et de la justice, car il est alors lui même la règle sociale et le sentiment de la justice, c'est l'homme revenu à lui-même, à l'harmonie naturelle.
Il ne s'agit pas d'un retour au règne animal, non !
Cette nouvelle distribution est possible, uniquement possible parce que la tragédie humaine a été digérée, l'homme s'est assagit, il ne tue plus à la moindre frustration, il n'a donc plus besoin comme un délinquant du carcan de la règle sociale, il n'a plus besoin de se mettre en prison lui-même, il sait s'assumer lui-même.
C'est l'homme arrivé à l'âge adulte, avec toutes ses capacités, avec son destin entre ses mains, ce n'est plus l'enfant que l'on accuse d'incapacité à se gérer lui-même, c'est l'homme dans toute sa splendeur, semblable à un rêve.

Cette nouvelle distribution, de troisième type donc, c'est l'abatage même de la notion fondamentale d'abatage, à savoir qu'il n'y a plus de distinction entre soit et les autres. Il n'y a plus à abattre, car plus personne à abattre. C'est la re-connaissance et l'acceptation de l'autre dans sa différence et ses particularités, accepter l'autre dans son interprétation de la jouissance et la manière dont il se brûlera avec cette jouissance, avec ce feu.
C'est l'avènement de la grande famille humaine, ou en soit, on est tous frères et sœurs, avec l'acceptation des particularités de chacun.
On ne cherche plus à soumettre l'autre à sa façon de penser, à sa façon d'agir, on accepte l'autre avec toutes ses particularités. On accepte aussi la confrontation des particularités, on accepte aussi de nouveau la violence liée à cette confrontation, de la même manière que l'on accepte les disputes entre frères et sœurs.

Tout d'abord, doivent tomber les frontières géophysiques, murs ridicules qui ne font qu'humilier les hommes et leurs faire sentir le poids de leurs petitesses, et de leurs immaturités à s'autogérer globalement.
La distribution égalitaire de la jouissance devait amener à l'égalité, elle n'a fait qu'élever des murs d'inégalité. Il faut donc faire tomber le mensonge, et faire tomber tous les murs, on verra alors si les démocraties sont vraiment démocrates, et si l'égalité est bien ce qu'elle devrait être.

En tombant, les frontières feront aussi tomber les états et gouvernements, qui n'auront plus besoin d'être.
Ce sera la globalisation, une terre unique pour tout le monde, dans la liberté du choix des négoces ( au sens de la jouissance bien sûr ), à chacun son monde, son mode de civilisations, tous les négoces sont permis, du plus sage au plus extrême.

Dans sa lettre à Einstein contre la guerre, Freud annonçait ( extrait ) : " L'on devrait s'employer, mieux qu'on ne l'a fait jusqu'ici, à former une catégorie supérieure de penseurs indépendants, d'hommes inaccessibles à l'intimidation et adonnés à la recherche du vrai, qui assumeraient la direction des masses dépourvues d'initiative. Répartition en chefs et en sujets. Ces derniers forment la très grosse majorité ; ils ont besoin d'une autorité prenant pour eux des décisions auxquelles ils se rangent presque toujours sans réserves. L'État idéal résiderait naturellement dans cette communauté d'hommes ayant assujetti leur vie instinctive à la dictature de la raison. Rien ne pourrait créer une union aussi parfaite et aussi résistante entre les hommes ".

Cette modélisation fait encore partie d'une distribution égalitaire de la jouissance, distribution qui a donné la preuve qu'elle générait tout sauf de l'égalité, cette distribution doit donc être bannit.

La distribution libérale de la jouissance est plus resplendissante, elle donne cette possibilité à l'homme de s'épanouir comme il le veut, de choisir le négoce qui lui convient le mieux, c'est ensuite une question de goût personnel, une question de choix et d'affinités personnels.

Tous les ethnologues sans exception seront là pour le dire, la distribution sociale naturelle de l'homme est celle de la tribu, avec son chef, son idiot, ses femmes, ces hommes, des groupes entre cinquante et cent cinquante individus, pas plus. Au-delà on retombe dans le domaine de l'organisation type fourmis, type puissance et au de-là, superpuissance.

Un petit groupe humain n'a pas la possibilité constructive et destructive d'une puissance ou super-puissance, ce qui revient à dire que les guerres sont possibles, on peut donc continuer de se disputer sans que cela se termine par la fin du monde.

L'avènement de la distribution libérale de la jouissance doit mener à l'éclatement de nos civilisations en une multitude de micros-civilisations.
On passe d'un mode solaire, à savoir l'acceptation d'un même négoce pour tout le monde, à un mode galactique, une entité qui intégrerait des milliards de soleils, des milliards de négoces, autant qu'il y aurait de ces micros-civilisations, avec pour chacune son chef, son idiot, ses femmes et ses hommes, pas de trop, non, rien qu'une tribu.

La diversité dans toute sa splendeur !

Toutes ces micros-sociétés, micros-civilisations, dans leurs souverainetés, seraient interconnectées entre elles, telles les cellules d'un cerveau.
Au final, cela donnerait à chaque individu la possibilité de respirer un peu, de retrouver l'oxygène de sa propre jouissance, de retrouver le plaisir d'être politicien, guerrier, ingénieur, fainéant …, tout ce qui fait le charme d'une vie équilibré avec l'accomplissement du spectre des tâches et plaisirs que peut donner la vie humaine, et non plus être le rouage d'une machine dont on ne comprend plus la logique ni la finalité, style OS chez Flin, ou secrétaire chez Bouygues.
Ainsi, on redonne à l'homme ses titres d'honorabilité et de noblesse, on lui redonne tout simplement la possibilité de vivre, et il va sans dire que cette nouvelle situation ne fera que le revigorer et lui donner de l'élan, de la saveur, il redeviendra fertile.
A travers le cumule de toutes ces fertilités, de toutes ces jouissances, naîtra une entité bien plus redoutable encore que nos super-puissances actuelles.

C'est la décentralisation jusqu'à son extrême, on passe d'une unification centralisée avec un seul pilier, à une unification type cellulaire décentralisée avec des milliards de piliers, modèle galactique donc.



Passage de la distribution égalitaire à la distribution libérale: l'effondrement !

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Jouissance, promesses et trahisons:
Toute idée, toute vérité, toute personne, toute chose en soit, et tant qu'elle n'a pas été éprouvée par le feu de la jouissance n'est qu'une promesse.
Le seul moyen pour cette même idée, vérité, personne ou chose d'arriver à son stade de matière, adulte et non de promesse est donc de passer par la dialectique du vainqueur et du vaincue.
Le seul moyen pour cela est la trahison, de cette même promesse, pour qu'elle se fasse chaire.
L'adolescent avant de devenir adulte devra se trahir, oublier sa jeunesse, car ce qu'il voyait avec ses yeux d'enfant ne reflète pas la réalité, toutes les promesses qu'il s'était faites, qu'on lui avait faites, avaient comme compagnon l'innocence, et pour devenir adulte, il devra faire fi d'elles.
Les promesses, c'est ce qui nous a été volé, c'est ce qui sera notre capital de jouissance.

Nous ne possédons que ce qui nous a été volé ( en terme de jouissance bien sûr ).
Cet énoncé, même s'il paraît un peu surprenant et vénéneux va dans le sens classique des mœurs en général.
A titre d'exemple, un enfant ne pense qu'à jouer, se divertir et passer ses journées à courir après on ne sait quelle chimère. Le devoir éducatif est de l'assoir sur chaise, et le forcer à se concentrer sur un sujet. On lui vole sa jouissance, sa jouissance d'enfant faite de jeux et de plaisirs. Ce qui lui a été volé sera aussi ce qui plus tard, fera de lui un adulte accompli.

Ces mêmes promesses ne pourront se réaliser qu'à travers la jouissance, et par la trahison de ces mêmes promesses.
Apprendre à vivre commence par l'acceptation de cette situation, que nous avons été trahi, et que pour vivre nous devrons aussi trahir, car il n'y a de jeu, que celui du vainqueur et du vaincu.
Comme disait le professeur Henri Laborit dans le film d'Alain Resnais -Mon oncle d'Amérique : " Dans tout projet, il y aura un gagnant et un perdant, dans toute relation, il y a un dominant et un dominé ".

Il ne faut pas voir dans cette situation du perdant et du gagnant une sorte de lutte fratricide et belliqueuse des protagonistes, non, il s'agit simplement de la toile de fond, sur laquelle va se former, se nouer et se dénouer - et cela au travers de la convivialité - les prémisses d'un nouveau combat, et cela en vue d'une nouvelle distribution des rôles, et donc d'une nouvelle distribution de la jouissance.

Celui qui a le rôle de gagnant profite largement de sa récompense, le perdant n'a que le récurrent besoin de percer cette bulle.
Toujours pour le perdant, baisser les bras, accepter la situation, ou quand toutes les issues sont bouchées, c'est alors l'inhibition de l'action qui provoque le stress et déclenche des maladies.


Le " non " fondamental

Nous pourrions donner un nom à l'abatage de la notion même de l'autre, ce serait le " non " fondamental.
Ce moment consiste en la négation de tout ce qui a déjà été réalisé, c'est comme une promesse qui se fait chaire, et qui doit passer par la négation complète et fondamentale de ce qu'elle est, de ce qui existait avant.
Ce " non fondamental " est un peu comme un coup de baguette magique car il unit. Pour employer un terme poétique, il fait " tomber l'ange du ciel ", il permet l'acceptation, la validation d'une situation, et cela à travers une négation complète, tel un ange venant refermer une plaie béante, tel un ange venant unir ce qui en soit ne peut être uni.

C'est un concept, un sentiment difficile à comprendre, pour cette raison, et afin d'être accessible, nous emploierons une explication relative aux sentiments humains, que nous avons tous un jour ou l'autre expérimentée:
Lors de la mort d'un proche, et si la peine est sincère, la seule manière d'accepter la situation est de tomber les genoux à terre, de pleurer et de lancer dans la nuit un immense " nooonnnn ". Ce " non " sera salvateur, il fera tomber du ciel l'acceptation de la mort du sien, et reconnaître et accepté le sien comme n'étant plus, et reformer un nouveau paysage intérieur avec l'autre ayant disparu.

Nous pourrions aussi voir ce phénomène dans l'élaboration d'un individu, et dans le passage de l'état d'adolescence à l'état d'adulte.
Depuis l'enfance jusqu'à l'adolescence, un individu ne peut vivre que de promesses, par rapport à tout ce qu'on lui a appris mais dont il n'a pas encore fait l'expérience, dont il ne peut encore faire l'expérience.
Pour entrer dans le monde des adultes, pour s'unir à eux, un ange doit tomber du ciel, un ange qui liera l'individu adolescent aux siens.
Cela devra obligatoirement passer un " non " fondamental, histoire de faire passer les promesses à l'état de promesses réalisées, d'entrer dans une autre dimension donc, à savoir celui du monde réel, celui de la matière, de ce qui est palpable et expérimentable.
Ce " non " est une négation de tout ce qui a eu lieu avant, comme un au-revoir au monde de l'enfance, au monde des promesses. Vient maintenant le temps d'être parti intégrante de l'histoire, en temps que participant et non plus en temps que promesse..

Dans beaucoup de civilisations des temps passés, les adolescents étaient soumis au rite de l'initiation, au rite de la réalisation.
Expérience forte ou l'adolescent devait se défaire de sa peur, de sa peur de vivre, de son incapacité à pouvoir vivre seul comme individu responsable, tout simplement d'entrer dans la dimension adulte.

Le grondement de la débâcle- Syndrome d'effondrement global

L'adolescence est semblable à une période de glaciation, tout se refroidit, tout ce congèle, la glace remplie le corps est l'esprit.
Au moment de glaciation absolue, l'adolescent a la vision de sa propre mort, cette vision l'introduit à la vie, c'est la réalisation du moment de " non " fondamental, ou les promesses se font chaires.

La glaciation est le poison, l'asphyxie des corps, qui se traduit par le stress, à savoir une situation qui va au-delà des limites de l'individu, qu'il soit humain, animal, insecte, que ce soit aussi la terre, notre atmosphère.

Quand les forces de stress deviennent supérieures à celles de résistance de l'individu, celui ci ne se défend plus, l'intégrité est détruite, l'individu s'écroule.

C'est d'abord les chaînons les plus fragiles qui lâchent. Les événements et individus étant tous liés les uns aux autres, quand l'un tombe, et comme les dominos, il fait tomber les autres, c'est le syndrome d'effondrement global, c'est le grondement de la débâcle.

Nous avons pu le voir ces dernières années, dans la nature, chez les abeilles, les scientifiques appellent cela le syndrome d'effondrement des colonies, les abeilles trop soumises au stress s'effondrent, elles meurent par milliard, toutes nos abeilles sont en train de mourir.
Le sur-stress, qu'il soit chimique, génétique ( croisements génétiques pour obtenir de meilleures souches ), environnemental, donne un syndrome type dépression active, le corps de l'abeille ne se défend plus, et elles attrapent toutes les maladies passant dans le coin et elles meurent.
La disparition des abeilles amène à la non pollinisation, à savoir à l'avènement de l'effondrement du règne végétal en général.
Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, récurrent à toutes les activités et à tous les individus opérant sur cette planète, qu'ils soient végétal, animal ou humain.


L'effondrement global, ce sera l'interaction, la résonnance de tous ces dominos entre eux, de tous ces individus qui sous le même toit, ne s'entendent plus, et en viendront bientôt aux mains, l'un faisant tomber l'autre, jusqu' à ce que l'ange tombe du ciel, jusqu'à ce que le cri du " non " fondamental soit émis.

L'odyssée humaine de notre siècle a commencé en 2001 par l'effondrement des deux tours de New York, pour celui qui aurait la vue perçante, il y verrait comme le signe, de tout ce qui va s'effondrer derrière : Les deux jambes du géant fauchées, et notre géant qui tombe à terre, dans notre géant, il faut voir la super-puissance, la notion même de super puissance.

Comme nous avons pu le voir dans le paragraphe précédent avec le " non " fondamental, ce phénomène de désintégration est lié à la relation de l'homme et de l'humanité par rapport à eux mêmes, ces derniers en sont à l'étape de l'adolescence prêt à passer dans le monde adulte.

Toutes les promesses devront se faire chaire, que ce soit en termes d'économie, de politique, d'éthique, d'éducation, de respect de l'environnement...etc.
Nous en sommes encore qu'au stade des promesses, ou tout le monde a de bonnes idées, de bonnes intentions, mais ne s'intéresse finalement qu'à son intérêt personnel.
L'individu humain n'a pas encore la connaissance intrinsèque de l'autre, à savoir l'autre dans sa jouissance propre, l'autre libre. Il ne le voit pas, et ne peut donc pas le respecter.
Il est là, comme un enfant, à s'affairer dans des activités dont il ne peut entrevoir les conséquences ni s'en soucie, sans malice, il ne fait que jouer, et quand il est fatigué de ses jeux, il casse son jouet, se casse lui-même.
Ce ne sont toujours et encore que des promesses, rien de plus, nous sommes bel et bien sous la dictature et l'abomination des promesses, du monde de l'enfance.

Cette expérience, du passage au mode de promesse à celui de matière a comme meilleur résonnance celle du déluge décrit dans la Bible, l'eau, la folie remplie le monde jusqu'à le submerger. Il ne reste que Noé, avec son arche pour faire migrer le capital existant vers la nouvelle terre.

La philosophie doit passer par la folie, les religions par tuer dieu, les sociétés par leur désintégration, l'homme intenter à sa vie, la paix du monde être trempée dans l'acide, la liste pourrait être longue et correspond à ce moment de glaciation absolue, ce moment de " non "fondamental.

L'humanité est tout simplement en train de passer le mur de sa propre réalité, moment douloureux, moment terrifiant, la carlingue tremble de tous ses membres, le " bang " est proche.


Elle devra malgré tout passer ce stade, passer par le " bang ", passer la déflagration, l'humanité aura alors la vision de sa mort, et sera introduite à la vie, défaite du poison et de l'asphyxie, elle sera une humanité sexuée qui pourra alors toujours faire la relation entre ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas, et joindre les deux quand bon lui semblera.
Elle aura par ailleurs individuellement et collectivement la reconnaissance et la connaissance de l'autre dans sa forme générale et personnelle, le tout dans un sentiment d'harmonie et non plus au travers de frontières et de cloisonnement, l'autre sera entrevue dans sa dimension de liberté. L'humanité arrêtera donc son activité nombriliste, elle donnera les réponses appropriées à chaque situation et chaque évènement.

Je n'aurais donc qu'une chose à dire: Allez petit homme, allez petite humanité, N'EST PAS PEUR, accélère encore, fonce !




Conclusion:
Rousseaux conseillait aux hommes un système proche de la nature, proche du bon sauvage, proche de la vie sauvage.
Pour dépasser la tragédie humaine, les hommes sont passés par les idées, mais en passant par les idées, ils sont tombés sous leurs jougs, maintenant, et cela pour revenir au point départ défait de sa tragédie, l'homme doit sortir du joug des idées et se détacher d'elles.
L'homme dans sa faiblesse se met à penser, et penser mène à la folie, il a donc inventé les idées pour écraser la pensé, c'est le " je pense donc je suis ". Si je doute, je me fortifie, et si je me fortifie, je ne suis plus faible, et si je ne suis plus faible, je n'ai plus besoin de penser. Cette dernière conséquence est l'écrasement des idées, nous tombons alors sur " je pense donc je suis ", et " si je suis, je n'ai plus besoin de penser ".
Ce dernier énoncé est un hymne à vie, une invitation à la jouissance ! c'est une nouvelle aventure qui commence.
Le paradis a été corrompu, par son propre ennuie, le paradis était malade, de cette maladie est né l'homme.
Il faut cependant rendre à chacun ce qu'il lui appartient. Il y a dans la nature une immense sagesse, la sagesse à travers le temps, à savoir des centaines de millions d'années, qui ont donné à notre planète le visage qu'elle à maintenant.
Dans sa maladie, la nature a donc inventé l'homme, l'homme avec sa civilisation qui bouleverse l'ordre du temps.
Mais il faut maintenant retourner à la sagesse, dans l'état actuel des choses, chacun est perdant, la nature et les hommes, il ne s'agit alors plus que de les faire se rencontrer, de les faire danser ensemble.
Dans cette danse, l'homme sort de sa tragédie, car il faut encore le répéter, la civilisation est une maladie, pour contrecarrer une autre maladie, et la nature sort aussi de sa maladie, car en ayant dompté la paresse de la nature, l'homme l'a transfigurée.
L'un et l'autre peuvent maintenant vivre en paix, comme de bons voisins respectueux. C'est pour l'homme le retour à l'état sauvage, se défaire de toutes ses cités, et, sur ses jambes de léopard, son torse de rhinocéros, et avec ses yeux d'abeille, d'aller à la pèche au crabe avec son pistolet électrique.


Jurassique a été un délire de l'évolution.
Cette dernière, l'évolution, a comme été prise de fièvre, et nos dinos en ont été le triste résultat. On peut voir aussi que l'homme moderne a pris le même chemin, un délire de l'évolution, nous voilà nous aussi proche de l'extinction, car le délire et les fièvres mènent à l'avortement. Cependant : Derrière tout cela, apparaît une sorte de lumière. L'évolution serait donc soumise aux maladies, la création elle-même serait capable de maladies, et si elle serait capable de maladie, elle serait donc aussi capable de vie.
Ce fait qui semble anodin ruine d'un coup toutes les théories scientistes de l'univers, ou nous ne serions que le résultat de phénomènes physico-chimique, d'un chaos mathématique, que nous viendrions du néant donc.
Au-delà de ce scientisme, il y aurait une vérité, dira-t-on plus spirituelle, toute chose serait en soit vivante.
Nous rejoignons une vue Avatariste du monde et de l'univers en général, non plus généré par des règles physiques et mathématiques, mais bien, à son origine, procréé par des organismes, des phénomènes vivants.


" Au début n'était pas le verbe, au début était la vie dans les étoiles "



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Amicalement votre
La vie ne cherche qu'elle même, jouir !
Rien ne sert de comprendre l'univers, ni d'y trouver sa place, l'univers n'est là que pour notre bon plaisir. Pour ceux qui auront pris leur pied en lisant ce texte, qu'ils aient ma bénédiction, les autres, qu'ils aillent au diable, avant l'heure, car finalement, nous sommes tous condamnés.



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